
L'Icam est un réseau d'écoles d'ingénieurs d'inspiration jésuite. En septembre 2026, il a réuni environ 120 personnes pendant trois jours : des collaborateurs et collaboratrices de ses cinq campus (Lille, Ouest, Toulouse, Strasbourg-Europe, Grand Paris Sud) et de l'entité nationale, des étudiant·es, des administrateur·rices et des alumni. Tous se sont retrouvés autour d'une même question : comment faire de l'écologie intégrale le cap de l'école, et pas un sujet parmi d'autres ?
WAO a co-conçu la convention avec une équipe pilote composée de la direction générale, de la direction DD&RS, du conseil d'administration, de la logistique et de trois étudiant·es. La convention suivait un arc en trois temps : un constat subi, puis une ambition assumée, puis un engagement concret. Le binôme Jeanne Granger et Charles Puybasset a assuré la facilitation, du dîner d'ouverture jusqu'aux engagements par campus. WAO a également pris en charge la mesure d'impact et la synthèse des productions.
jours, du lundi soir au mercredi midi
entités réunies : les cinq campus et l'entité nationale
publics mêlés : collaborateurs, étudiants, administrateurs et alumni
Co-conception : une équipe pilote mêlant direction et étudiant·es a construit le fil des trois jours, en quatre étapes : comprendre, réfléchir, s'engager, s'organiser.
Soirée d'ouverture, faire équipe : la soirée s'est ouverte sur une prise de parole des étudiant·es. Suivait une inclusion corporelle sans matériel (« Bienvenue à celles et ceux qui… », carte de France vivante). Le dîner, en tables mêlant campus et fonctions, s'est terminé par un quiz joué par table.
Jour 1, se laisser ébranler : l'atelier « 2040 : l'Icam face aux limites » s'est déroulé en groupes métiers. Les participant·es y ont cartographié douze dépendances de l'école et écrit des scènes de leur métier en 2040. Un second atelier portait sur les compétences à développer « chez nous » pour former l'ingénieur·e des transitions.
Jour 2, s'engager par campus : chaque campus a choisi un à trois des six leviers de la feuille de route de l'école. Il est reparti avec un engagement, des actions et des porteurs nommés.
Des kits de table autoportants : une douzaine de tables ont travaillé en autonomie, avec un·e capitaine de table et des consignes pas à pas. Deux facilitateurs circulaient entre les tables.
Une mesure d'impact en deux vagues : huit indicateurs, de la conviction au passage à l'acte, ont été mesurés à l'ouverture puis à la clôture. 83 participant·es ont été suivi·es individuellement grâce à un identifiant anonyme.
Une lecture en « chemin parcouru » : on regarde la part de la marge disponible qui a été comblée, plutôt que le nombre de points gagnés. Cela évite de surestimer les indicateurs déjà proches du maximum.
La synthèse des productions : les supports de onze tables et six plans de campus ont été transcrits. Ils ont ensuite été analysés en fils transverses, en tensions non tranchées et en enseignements pour l'école.
L'évaluation du séminaire : elle couvre la recommandation, le vécu, les séquences les plus et les moins utiles, et des verbatims classés par fréquence, pour préparer l'édition suivante.
Un rendez-vous en décembre : une troisième vague mesurera ce qu'une convention ne peut pas produire seule, le passage à l'acte.
Comprendre : la part de participant·es capables d'expliquer l'écologie intégrale est passée de 35 % à 76 %. En trois jours, la moitié de la progression possible a été réalisée.
Se sentir soutenu : dès le premier soir, le soutien des pairs était apparu comme le maillon faible. Il progresse de 0,55 point sur 6.
Un mouvement partagé : 80 des 83 personnes suivies progressent sur au moins un indicateur.
Un cadre de confiance qui a tenu : 88 % des participant·es sont content·es d'avoir participé, et 84 % disent avoir pu exprimer ce qu'ils pensaient vraiment.
Six plans de campus : chacun comporte des engagements et des porteurs identifiés. Cinq entités sur six ont choisi de partager davantage la gouvernance avec les étudiant·es.